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JEUNE TALENT A ENCOURAGER

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chef_joseph
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JEUNE TALENT A ENCOURAGER

Message par chef_joseph » mercredi 11 juin 2008 19:33

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ROMANCIERE A 12 ANS !



Lucie LEPRETRE vient de publier son premier roman aux Editions XO.

Selon ses parents , depuis que Lucie sait lire et écrire , elle passe des heures devant son bureau à inventer des histoires.

En attendant d’ écrire la suite de L' Envol de Petit Aigle, cette jeune Creusoise poursuit sa scolarité normalement , en classe de cinquième
" A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto ! "

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Message par chef_joseph » dimanche 23 novembre 2008 14:49

A encourager aussi :............................... [Vous devez être enregistré et connecté pour voir les liens]



extrait:

TERRE DE CREUSE



La voilà ma terre

Dressée

Comme une frontière

La Marche du milieu.



Des eaux et des collines

En impression



Ma terre

De sources et de lumière

De rocs et de forêts

Et cette brume si particulière

Que les peintres capturèrent.



Là repose tranquille

Tout l'espace du monde

Le vert

Des landes et des guérets

Le bleu

Des lacs et des rivières.



Lastours, Ventadour,

Louradour,

Remonte jusqu'ici

Cette langue d'oc

La troublante d'Aquitaine

Langue fleurie

Des Troubadours,

A la fois rebelle et poésie.



Cette impression

D'eaux et de collines.



Et puis le granit

A fleur de peau

A fleur de bruyères

La rudesse du temps

Qui façonnent

Nos âmes et nos corps.



Terre de Creuse

Qui engendra

Tant de migrants

Tant de volonté

Et d'espérance

Inconnue pourtant

Oubliée peut-être..

Christine Guillebaud (Empreintes)



********************************************************************

Autre auteur:
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Maryse Bouzet


auteur de pièces de théatre,

romans, nouvelles,

poèmes...



extrait:

Le chemin de Forges

Primée au 5ème concours de nouvelles de l'ECHO en 2005



On dit de moi que je suis un chemin creux car je serpente entre des champs à près de deux mètres au dessous de leur niveau. Depuis plus d’un millénaire, je suis bordée d’épines, d’aubépines, de houx, noisetiers, chênes, châtaigniers, érables, frêne, hêtres, tilleuls, buis, ronces, sureaux qui se donnent la main de chaque côté de moi et s’enlacent au dessus. Mes flancs sont parsemés de lierre et les racines de certains arbres s’y montrent malicieusement.

Je suis constitué de pierres de tailles inégales. Au printemps, des filets d’eau débordant des prés voisins suivent mon trajet en divers endroits et me traversent à d’autres. L’été je suis presque sec. Seuls quelques rais du soleil filtrent au travers de mon parasol de verdure.

Des guerriers gallo-romains, hurlant sur leurs chars, m’ont emprunté. Des vaches et des bœufs tirant des carrioles m’ont arpentés, conduits par leurs maîtres fatigués. Des paysans m’ont parcouru sur leurs tracteurs. Des exploitants agricoles m’ont survolé avec leurs machines flambant neuves.

Des écoliers ont sali leurs sabots dans mes ornières. Des amoureux se sont tendrement embrassés en mon sein et se sont rendus à leurs rendez-vous en me parcourant.

Désormais, seuls quelques randonneurs, les chercheurs de champignons, des motos et trois ou quatre agriculteurs m’utilisent. Je me sens bien seul et presque totalement inutile.

Une vieille dame, le dos voûté, soutenu par son bâton en noisetier, vient souvent partager ma solitude et me confier ses souvenirs. Nous songeons ensemble, au temps où elle était une enfant heureuse au milieu des siens, parents et grands parents. Pas riche d’argent, certes, mais richissime d’affection et de bonheur en famille. Elle se rappelle la période de ses fiançailles quand son promis lui donnait rendez-vous dans le taillis qui me borde. Nous repassons le film de sa vie, quand elle travaillait dur avec son mari, quand ses enfants gambadaient autour d’eux.

Ses enfants. Ils sont grands mais lui occasionnent presque plus de soucis que lorsqu’ils étaient petits. Elle ne les dirige plus comme elle le souhaiterait. Elle ne les voit pas aussi souvent qu’elle le voudrait. Leur vie qu’en ont-il fait ? Eux si doués à l’école. Les conjoints qu’ils se sont choisis n’ont pas toujours donné le bonheur attendu.

Ses petits enfants préfèrent les copains, les soirées bruyantes, les motos pétaradantes et Internet aux promenades dans les bois ou à l’entretien du jardin ou des champs.

Ses champs qui se transmettaient de génération en génération depuis si longtemps et ceux chèrement acquis grâce à un si lourd labeur. Ces champs là sont désormais loués à des étrangers parce que plus personne dans la famille ne veut ou ne peut les exploiter. Ils vont tous travailler chez les autres pour un salaire de misère et délaissent leur propre bien.

Il ne reste déjà plus que deux vaches et un veau. Pourtant ce qu’elle a pu les aimer ses bêtes. Elle les menait aux champs deux fois par jour. Elle emportait des vêtements à raccommoder ou un autre ouvrage, tricot ou dentelle. Quels agréables souvenirs elle a de ce temps là, même si la vie était difficile.

Elle était difficile mais les gens s’aimaient bien. Ils s’entraidaient chaque fois que nécessaire et se retrouvaient à la veillée deux à trois fois par semaine. C’était le bon temps !

Maintenant, les gens ne se parlent plus. Elle ne connaît même pas tous ses voisins qui ne viennent que dormir au village ; ils travaillent à la ville.

Seule avec moi, elle se laisse aller. Je l’ai accompagné tant de fois dans son travail. Quand il faisait trop chaud, je lui donnais de l’ombre et de la fraîcheur. Quand elle rentrait rapidement ses vaches ou ses moutons du pré parce qu’il faisait orage, les branches de mes arbres se rapprochaient pour lui faire un véritable parapluie qui lui évitait de se mouiller. Quand il faisait froid, je la protégeais du vent. Quand elle était fatiguée, je me faisais plus plat pour la soulager.

A l’évocation de son passé, bien des soirs, je l’ai vue pleurer. Nous partageons les mêmes souvenirs, la même nostalgie.

Quand le grand corbillard noir, qui emmènera cette femme rejoindre le cimetière communal, passera sur la route près de moi, je me cacherai derrière de hautes ronces, car je sais bien qu’après elle plus personne ne viendra me rendre visite.

Je me couvrirais de ronces et de fougères dans un premier temps, puis les arbres qui m’embrassent chaleureusement m’envahiront. On ne se souviendra bientôt plus de moi.
" A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto ! "

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Message par chef_joseph » mercredi 26 novembre 2008 18:00

Françoise Clédat



Françoise Clédat est née dans la Creuse. Elle a enseigné longtemps en région parisienne en poursuivant des études universitaires en Histoire de l'Art. Elle a rédigé un mémoire de DEA, " Le paysage dans l'art contemporain : l'exemple du Centre de Vassivière. En 1995, elle retourne vivre en Creuse, pour se consacrer à la poésie.

Nombreuses publications en revues : Arpa, L'arbre à paroles, Friche , Lieux d'Être, Littérature en Marche, Le Nouveau Recueil, Pris de peur, Triages, etc.



bibliographie



•Poésie

Dilution de la lumière, Encres Vives, 2000

En tel détail recluse, Encres Vives, 2000

La langue de Méduse, Tarabuste, 2001

Jardins de la petite morte, Prix de poésie des Jardins de Talcy, in La coupure du parc, Tarabuste et Monum, Éditions du Patrimoine, 2003

La chambre de mon fils, Tarabuste, 2004

Le Gai Nocher, Tarabuste, 200-

En anthologie ; Anthologie 80, Le Castor Astral, 1981



•Livres d’artistes

Violangue in Le Viographe épierre aussi, à pierre vue, 2001

L’Appeau la voix, Cahiers de Peauésie de l’Adour, avec des dessins de Colette Deblé, 2002

L’Oiseleur, Collection « d,écrire », portfolio conçu par Rémi Pénard ; n° 8, 2004



•Ecrits sur l’art


Dominique Bailly, sculptures paysagères et sculptures en atelier, 1991-1994, Espace des Arts, 1994

Les Jardins de Paul-Armand Gette, Les carnets de commande publique, Éditions du Regard, 1997

Dominique Bailly, Histoires de Séquoia, Ville de Vitry-sur-Seine, 1999

Et pourquoi des artistes dans les temps troublés, préface du catalogue de la manifestation « QuARTiers libres », MJC de La Souterraine, 2003



deux poèmes du recueil lauréat du prix des Jardins de Talcy
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tiston
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Re:

Message par tiston » samedi 23 janvier 2010 11:05

pas mal du tout christine guillebaud!

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